Accueil

Objets, outils et machines

 

Ecrémeuse.jpg (348092 octets)

 

Araire

Araire du XIXème siècle, en bois et fer.
Version évoluée de la houe ou ancêtre de la charrue suivant les points de vue, l’araire est l’un des outils les plus importants de la mécanisation de l’agriculture. Il est composé d’un soc (pointe généralement métallique) fixé sur un cadre tiré par des animaux et sert a défoncer, ameublir le sol en vue des semailles. Inventé 3 à 4000 mille ans avant J.C., il est encore utilisé dans certaines régions du monde, particulièrement en Afrique.
En Franche-Comté l’araire a joué un rôle important jusqu’au début de ce siècle.
Celui présenté ici a été fabriqué et utilisé dans la région sous vosgienne(vers Melizey- Haute Saône). Il est de fabrication très soignée avec soc et coutre en fer. Le coutre est inclinable à droite ou à gauche. Il ne semble pas avoir comporté d’avant train (essieu stabilisant l’avant de l’araire) et nécessitait donc beaucoup d’efforts pour le diriger.

Couteau à raves

Ce couteau à raves du début du XXème siècle est en bois et acier.
Découverte en Chine, la conservation des légumes par la fermentation a conquis le monde et a été universellement utilisée. Remplacée par la stérilisation puis par la surgélation, elle est encore utilisée dans les cas où la fermentation apporte un plus gustatif aux aliments, c’est le cas pour la choucroute de choux bien connue, mais aussi pour la choucroute de raves ou « raves salées », plus rare. 
L’appareil présenté ici sert à découper les raves en longs filaments qui vont être conservés dans la saumure. Après quelques semaines de macération, ces raves seront cuisinées et servies avec par exemple du fumé comme la choucroute de choux. 
Les raves salées sont une spécialité culinaire typique de l’Est de la France.
L’outil présenté est de fabrication artisanale et est monté sur pieds. Les appareils modernes, toujours fabriqués comportent une vis qui permet de les fixer sur une planche posée sur un cuveau.
Dans tous les cas une lame horizontale et des petites lames verticales fixes découpent la rave qui tourne entraînée par la manivelle.

Ferme MOUILLESEAUX

La Ferme Mouilleseaux fût construite en 1830, en pierre, bois, et tuile de terre cuite.
Sise au 5 rue de Dorans, dans le petit village de Botans (90, Territoire de Belfort).
Construite selon l’inscription portée au dessus de la porte en 1830, cette ferme est un modèle de fonctionnalité pour un bâtiment agricole du début du XIXème dans le Nord de la Franche-Comté.
Sur des murs soigneusement maçonnés, un toit de tuiles plates à forte pente rappelle l’Alsace toute proche. Les greniers spacieux sont facilement accessibles depuis la grange où l’on entre par une grande porte voûtée.
Les appartements, accolés au bâtiment agricole, en sont malgré tout bien séparés. Avec ses nombreuses fenêtres, ce logement a un petit air bourgeois comparé aux habitats intégrés au corps de ferme bas de plafond, éclairés par de très petites ouvertures qu’ont connu la majorité des familles paysannes du siècle passé.
Cet ensemble a reçu quelques modifications au début du XXème siècle (vers 1920) pour s’adapter à l’arrivée de la mécanisation : les greniers ont été équipés d’une déchargeuse à plateau roulant et la ferme a été agrandie à l’arrière pour abriter une batteuse actionnée par
un moteur alimenté par l’électricité nouvellement arrivée des Houillères de Ronchamp (7O).
Construite sur un plateau calcaire la ferme avait des difficultés d’approvisionnement en eau. Une grande citerne souterraine recueillant les eaux de plus des toits a été construite ; cela permettait d’abreuver le bétail toute l’année sans devoir aller jusqu’au fontaines du village.

Manège JAPY

MANEGE JAPY : Fabriqué en 1880 par la Société Japy Frères, sise à Beaucourt (90), en acier coulé et bois.
Avant l’usage des moteurs thermiques ou électriques, les manèges actionnés par des humains quelquefois, mais plus souvent par des bêtes de trait ont permis la mécanisation de nombreuses tâches là où on ne disposait pas d’énergie hydraulique. Ils étaient fort répandus en Franche-Comté à la fin du XIXème, les fermes étant trop petites et trop pauvres pour permettre l’acquisition de machine à vapeur.
Le modèle présenté est de fabrication JAPY Frères, usine située à 20 kilomètres du musée et était commercialisé vers 1890. Il est à transmission par le sol, c’est à dire que l’arbre de transmission passe sous la surface du sol. Il est composé de 2 timons où sont attelés les bêtes, chevaux ou bœufs, faisant tourner un axe vertical. Il y fait suite un multiplicateur avec pignon conique sortant sur un arbre horizontal qui entraînera une machine. Ici le manège est présenté associé à une petite batteuse de fabrication suisse et datant de la même période.

Tracteur KIWAkiva.jpg (63712 octets)

Les TRACTEURs KIWA étaient fabriqués entre 1950 et 1960 par la société KIWA, sise à LONS-LE-SAULNIER dans le Jura.
Avec ses trois roues, il n’a pas l’air très sérieux, il semble être l’œuvre d’un bricoleur du dimanche. Pourtant, ce petit tracteur conçu dans les années d’après guerre avec les moyens de cette période a eu une carrière respectable puisqu’il était encore commercialisé en 1970.
De conception très rustique : un moteur monocylindre monté sur des profilés, deux roues motrices, une roue directrice, il a été le premier tracteur dans de nombreuses petites fermes de Franche-Comté, car il est Franc-comtois, son carter annonce fièrement ses origines : LONS LE SAULNIER.
Malgré sa petite taille celui-ci était équipé d’une charrue double et d’une barre de coupe (faucheuse) dont il ne reste que quelques éléments sur le modèle exposé. Le moteur initial à essence a été remplacé par un diesel sur des modèles plus récents.
Sur les trois tracteurs de ce type connus dans la commune de Botans, deux fonctionnent encore régulièrement, le troisième est venu prendre sa retraite dans le Musée Agricole.

 

Objets mystères :
Objets_mystere.jpg (881595 octets)


Un petit mot dans notre livre d'or ?

 

Haut de page